Transpire

Gwennaelle Roulleau in situ Reims - crédit Vincent VDH
Gwennaelle Roulleau in situ Reims – crédit Vincent VDH

Cette performance est créée pour les nageurs de piscine.
La création a eu lieu à la Piscine Talleyrand dans le cadre du festival In situ de Césaré CNCM à Reims.
Transpire vous plonge dans un univers où rêve et perception s’entrelacent. La performance fusionne électro-acoustique et électronique pour créer une musique organique et de sensations.
Pour un dialogue entre corps et ondes, elle propose un voyage dans les champs vibratoire et les imaginaires.
Une immersion assurée par l’installation octophonique enrichie par l’acoustique magique de l’eau.

Set up : Ma palette de jeu se compose de sources de nature différente : des objets sonores captés et traités, des synthétiseurs analogiques Mini brute 2 (Arturia) et Enner (Soma), l’électronique avec le logiciel Usine Brain modular, et les ondes électromagnétiques du Duofluctus.

Les uns vont entrer en résonance avec les autres, créant des glissements d’une strate à une autre, d’une image à une autre. Comme les souvenirs ou les sensations que l’on peut avoir de nos rêves.

Mauvais esprit

Mauvais esprit
Mauvais esprit

Mise en scène Christelle Harbonn
Texte Christelle Harbonn et Karima El Kharraze
Avec Fanny Avram, Jung-Shih Chou, Ahmed Fattat, Aristote Luyindula & Lou Simon
Création objets marionnettiques Lou Simon, Florence Garcia
Musique et son Gwennaëlle Roulleau
Régie son Paulin Bonijoly
Scénographie et régie générale Manu Buttner
Lumière Guillaume Pons
Costumes Lucie Guillemet

Le mauvais esprit est un projet issu d’un cycle de recherches de la compagnie autour des peurs qui traversent le XXIème siècle.
Il s’intéresse aux peurs héritées de l’enfance et aux croyances populaires. Le projet est joué dans les quatre langues maternelles des acteur·ice·s : arabe, français, lingala et mandarin.
La fable : Le monde brandit une nouvelle menace qui ne dit ni son nom ni son objet, assez effrayante pour entraîner une fuite générale. Shih Shih, qui vit dans une maison à l’orée d’une forêt, accueille ses trois amis d’enfance pour une durée indéterminée. Passée la journée des retrouvailles aussi amicales que complexes, la nuit vient réveiller les inconscients et chacun se retrouve face à ses terreurs enfantines. Ensemble, ils tentent de comprendre et de déjouer ce qui les fait trembler.

La pièce puise son inspiration fantastique dans un certain nombre de contes que les autrices s’amusent à tordre et à mixer afin de leur donner une saveur et une étrangeté inédites.
Elles veulent d’une part évoquer sans bravoure la question de nos terreurs et de nos angoisses, mais elles veulent  aussi célébrer l’amitié, ce socle amical qui réinvente nos familles, qui les adoucit et qui les pansent.

Pour cette pièce, j’ai travaillé sur l’imperceptible de manière à créer des climats qui suscitent l’inquiétude, j’ai joué à faire sortir des fantômes, sous des formes très diverses, j’ai créé aussi un univers onirique immersif très apaisant qui permet de ne se poser aucune question et de se laisser glisser dans ce qui se présente, et aussi en regard de l’amitié entre les protagonistes et pour évoquer le désir, la vie, la joie d’être ensemble, j’ai créé une musique festive (même si, puisqu’elle traduit ressentis et perceptions altérés, elle dégentera).

Extraits sonores

Furtive

Solo musical [electronics & electroacoustique]
inspiré du roman Les Furtifs d’Alain Damasio

Sans titre, Henri Michaux, 1945-1946
Sans titre, Henri Michaux, 1945-1946

Furtive est une performance musicale qui s’inspire du roman de science-fiction Les Furtifs d’Alain Damasio. L’auteur y présente des êtres qui naissent d’un frisson, surfent sur des vibrations, se métamorphosent en fonction de leur environnement ; ils s’expriment sonorement et sont eux-mêmes des êtres musicaux. Ceux-ci sont traqués par l’homme, et le regard humain les anéantirait. Pour s’en protéger, la mutation est indispensable à la survie de leur espèce.

Dans cette performance, Gwennaëlle Roulleau compose en temps réel un dialogue entre des surgissements, des êtricules ou objets sonores, et des paysages de sensations.
De l’acoustique à l’électronique en passant par la manipulation électroacoustique, elle met en jeu des objets hybrides qui traversent des champs sonores, où l’un va impacter l’autre, le nourrir et le façonner. Entre fugue et envol, ils se font écho, rebondissent, se dissimulent ou s’affirment, se composent, se décomposent, ils se transforment en permanence.
Tout est dans tout et tout peut se décliner sous des formes différentes.

La performance a été créée dans le cadre du Festival de l’eau de Athenor CNCM de Saint-Nazaire avec l’idée d’une forme courte de 15mn, jouée pour une jauge intimiste dans une scène mobile dans la ville.
Elle s’est déployée en une forme de 45mn, créée à La Muse en Circuit le 11 octobre dans le cadre du Festival FF XP .


Set-up : Duofluctus, Soma Enner, Arturia Minibrute 2, Objets et microphones, Usine HH 6.0,
Multiphonie

Lien écoute : Enregistrement d’une performance le 17 mai 2024 au Festival de l’eau – Athenor – St Nazaire, transposé de la quadriphonie à la stereo

Presse : Focus sur la démarche : article TK21

Strata & spheres

Duo Gwennaëlle Roulleau [electronics] & Reinhold Friedl [piano]

année de création 2024

Au premier abord, le titre peut sembler flou, mais ne vous trompez pas : La musique que Roulleau et Friedl offrent ici à nos oreilles est claire et nette et correspond exactement à ce que le titre promet : Il ne s’agit pas de champs vibratoires arbitraires, mais de transitions physiques et énergétiques de la matière et de l’énergie, de changements d’état constants, qui génèrent des transformations sensuelles. Des strates aux frontières sonores bien définies et des sphères illimitées, cosmiques, entremêlées, écrasantes, immersives.

Les mathématiques pianistiques de Reinhold Friedl se mêlent aux sons organiques granuleux de Gwennaëlle Roulleau, qui joue des interférences entre des sources acoustiques, électromagnétiques et électroniques. De soubresauts épileptiques en lignes tonales aussi élégantes qu’imperturbables, nous glissons le long des cordes, entrons en collision avec des sons électroniques, particules, glitchs ou basses tensions, pour ouvrir des champs harmoniques. Les cycles changeants de notes et de vibrations génèrent de nouvelles matières, brutes ou liquides, légères ou massives. Le mariage des cycles et des rythmes révèle de nouveaux êtres sonores.

Nous vibrons entre les strates et les sphères, l’intime et l’infime, le mouvement latent et l’élan qui emporte, brutal, sans se poser de questions. Des micro-événements décisifs évoquent des formes musicales logiques, basées sur le jeu des formes spatiales : strates & sphères.

Set-up : Gwennaëlle Roulleau: electronics [Soma Lyra 8, Arturia Mini brute 2, Duofluctus, amplified objects, microphones, Usine Hollyhock, …]
Reinhold Friedl: piano

Album : Roulleau/Friedl on ROOM40, Brisbane, Australia

titres
01 – Tectonique [10’10]
02 – Papillon [04’56]
03 – Entre les vides [15’21]
04 – Frottements [15’01]

mixed by Dirk Dresselhaus aka Schneider TM at ZONE, Berlin.
Mastered by Lawrence English at Negative Space

Le Goût de l’eau

Film documentaire  – France 3, Ushuaia Tv
Réalisation et écriture Isabelle Leparcq

Montage Cécile Moreau
Musique originale Gwennaëlle Roulleau

Mixage Guillaume Martin

Production les Productions du Lagon

Après avoir vécu à Paris, Isabelle Leparcq a décidé de s’installer à Jutigny, petit village dans la campagne de Seine-et-Marne. À sa grande surprise, elle constate que l’eau du robinet est impropre à la consommation, polluée par les pesticides et les nitrates, tout en étant plus chère qu’à Paris. C’est le point de départ d’une vaste enquête sur les rouages de la distribution de l’eau potable dans la région Île-de-France et l’amorce d’une réflexion plus globale sur la pollution qui détruit lentement l’environnement, la vie animale et les sociétés humaines. Isabelle Leparcq aime s’inspirer de la musique pour envisager le montage image.
Les musiques se sont installées dans un dialogue.

Rezo Pop / Caroline Vaillant – création 2022

création 2022
installation immersive et interactive du 17 novembre au 10 décembre 2022
à la Galerie Claude Poli de Champigny-sur-Marne.

Caroline Vaillant est tricoteuse et photographe, elle tisse depuis vingt ans un réseau de laine géant. Cette année 2022 elle est intervenue à Champigny-sur-Marne, dans le quartier des Mordacs. Mêlant photographie, son et tricot, elle développe une création contemporaine sur mesure qui tisse de nouveaux liens entre habitants et usagers d’un même espace.


Pour animer cette installation, j’ai produit une création sonore interactive, qui mêle des enregistrements effectués sur le terrain et des compositions sonores non linéaires qui résultent de la manipulation du tricot.
En terme de dramaturgie, j’ai utilisé la pluralité sémantique du terme « réseau » pour proposer au public de se connecter à l’un d’entre eux à la fois : les canaux de l’eau, les fréquences radio, les impressions de l’activité et de l’objet tricot effectué en réseau, le fil de la conversation, etc. Ainsi en manipulant les tentacules du tricot géant, le public n’avait plus qu’à explorer cette dimension du réseau, et écouter l’univers sonore qu’il générait.

Conception et réalisation : Caroline Vaillant,

Tricot : Les habitants de différentes contrées dont Champigny
Composition électroacoustique interactive : Gwennaëlle Roulleau,

Collaboration logicielle Usine : Joffo, Olivar, Senso, GregoMondo,
Textile électronique et interactif : Pauline Vierne et Maurin Donneaud

Expédition en centrale

pour un parcours en bus autour de la centrale EDF de Vitry-sur-Seine

année de création 2016

J’ai composé cette pièce sur la base de témoignages de personnes qui avaient connu et fait vivre la centrale EDF de Vitry sur Seine.
Le travail de Tangible a commencé après l’activité de la centrale dans le temps de son démantèlement. La compagnie a investi e quartier des Ardoines.
J’ai imaginé sonorement ce que cela pouvait être sur la base de témoignages d’anciens agents EDF.
Dans le quartier des Ardoines qui s’est bâti autour de la centrale EDF, les cheminées véhiculent fantasmes et mythologie. Porteuses d’autant de questionnements, de rêves, que de possibilité économique à une époque donnée -aujourd’hui révolue, elles représentent autant un repère dans le paysage urbain qu’elles suscitent curiosité et désir. Que se cache-t-il derrière ces fusées cheminées ? En guise de réponse, un décollage et une expédition. A l’instar du Nautilus, la pièce propose une expédition dans les antres de la baleine.
Composition pour écoute sous casque et parcours en bus autour de la Centrale.