Installations sonores

Taxi Brousse / Fées d’hiver (2015)
Embarquer des auditeurs en voyage en simulant un voyage en camion dans des contrées improbables. Un mix entre une création sonore fixée et une partition de sons issus de percuteurs (autant sonores que vibrant) exécutés en direct. Une carrosserie qui vibre sous un climat étrange, le Taxi brousse vous attend.

 

La fourmi sur l’élastique / avec Florent Colautti, Abilene Gallery, Bruxelles (2013)
“La fourmi sur l’élastique” est la métaphore que le sismologue Pascal Bernard emploie pour expliquer le phénomène sismique. L’humain serait la fourmi et la Terre en son mouvement l’élastique.
Des données sismiques provenant de la station d’Iquique, lors du séisme de Maule survenu au Chili le 27 février 2010 sont ici interprétées : les mouvements verticaux du sol sont lus afin de faire sonner des corps sonores.
Considérant les données sismiques comme une forme d’expression de la Terre, nous avons utilisé ces variations comme une partition. Partition que nous faisons jouer à des moteurs/vibreurs, excitant des objets sonores.
L’envie de faire ressentir le phénomène sismique d’une autre manière, non pas physique au sens tactile mais aussi sonore, et non pas sur le plan de la destruction mais dans une démarche de création.
Si l’observation quotidienne donne un reflet de la vie de la Terre, l’homme perçoit peu de manière directe ses mouvements.
De cette respiration, nous souhaitons faire entendre un chant fantasmé de la Terre…Remerciements à Pascal Bernard, sismologue à l’Institut de Physique du Globe de Paris.

 

L’espwar est un temps boisé / Friche Théâtre Urbain , Montreuil (2012)

« L’espwar est un temps boisé » est un parcours poétique réalisé dans une parcelle des Murs à pèches à Montreuil. Laissée en friche et devenue sous-bois, celle-ci recouvre toute la richesse, la biodiversité des espaces sauvages. Ce projet valorise la place de la nature en ville, et dresse un parallèle avec la diversité culturelle qui environne cet espace.

Dans un travail relationnel sur le long terme avec des riverains, le recueil de témoignages, anecdotes, et bribes d’histoires constitue le point de départ pour des créations.

Une installation sonore et plastique à travers les bois, où se croisent paroles de riverains et de spécialistes locaux (botanistes, mycologues, apiculteurs, vannier, militants) sur leurs rapports à la nature et à la parcelle boisée en particulier.

Il s’agit de glisser au sein du sous bois des installations discrètes, parfois éphémères, qui ne dénaturent pas le lieu : créations sonores diffusées ponctuellement sur le chemin, images projetées sur les murs ou les arbres, sculptures fabriquées avec des matériaux trouvés sur place, instants de performance… non pas pour embellir cet espace mais plutôt pour révéler ce qui est là, pour confronter nos interprétations du beau, de l’utile, du précieux.
La collecte de témoignages de riverains réalisée en amont met la biodiversité de la parcelle en résonance avec la mixité sociale du quartier.

Sarah Harper, initiatrice du projet, metteur en scène
Gwennaëlle Roulleau, recueil de paroles, prise de son et composition