Scène et in situ

Points de vue
sur la centrale EDF de Vitry-sur-Seine
La compagnie Tangible accompagne sur trois ans le démantelement de la centrale. Elle investit cette année le parc à charbon avec une création chorégraphique et sonore dans la démarche propre à la compagnie, l’archéographie.
La résidence de création commencée en mars 2018 aboutira sur une création dans le cadre de la Nuit Blanche / MurMur les 5, 6 et 7 octobre 2020 dans la centrale EDF.

ventre centralehp centrale

Tangible embarque…
Exploration archéographique* autour du départ de la roue pelle Seine

Les artistes de la compagnie Tangible accompagnent de jeunes Vitriots sur le site de la roue pelle Seine, pour une exploration archéographique, sonore et visuelle.
Premier signe apparent de la destruction de l’usine EDF de Vitry-sur-seine, le démantèlement de la roue pelle est un symbole fort des mutations urbaines, sociales et culturelles.
Ces interventions font suite aux parcours artistiques et aux films réalisés avec ces jeunes Vitriots en 2016. Elles relient l’histoire de la ville à son devenir sur le site site emblématique de la roue pelle Seine aujourd’hui démantelée.
Il s’agit lors de ces explorations de consigner une mémoire subjective et vivante du site et de sa fonction. Les jeunes archéographes en enregistrent la trace, par le regard sur l’espace, un travail d’empreinte corporelle, et la captation sonore du paysage et des éléments qui vont disparaitre. Créée à partir des éléments relevés par les jeunes, la performance artistique laissera émerger l’imaginaire au sein même du réel de la

tangible embarquemise à nue du site. Donnée à quai, elle sera offerte aux passagers de la péniche du Francilien, dans le cadre des croisières organisées par la DSEA du Val de Marne.

QUI… Les jeunes explorateurs sont du centre de quartier Balzac et du collègue Rabelais de Vitry-sur-Seine.

La création archéographique est signée Sébastien Molliex et Edwine Fournier.
La prise de son et la composition, Gwennaëlle Roulleau.

 

Open Sources, Diptyque II autour de la Bièvre / Tangible (2016)

Dans le cadre d’une exploration poétique de la Bièvre, les archéographes ont fouillé les ressorts de la rivière en des étapes cruciales, dans le 13e arrondissement de Paris à son arrivée, en une étape intermédiaire à Arcueil avant de remonter à sa source, à Buc (78). Ils proposent à chaque étape un parcours poétique traversé d’imaginaires autour de la Bièvre. Performances chorégraphiques et théâtrales, installations plastiques et textiles, créations musicales embrassent et réveillent cette rivière aux multiples facettes.

Conception et réalisation : Françoise Bachelard, Edwine Fournier, Manon Gignoux, Sébastien Molliex
Musique, saxophone, vielle à roue, mélodica : Laurent Géhant
Musique, live electronic, field recording : Gwennaëlle Roulleau
Texte : Christine Coutris

Immersion / Edwine Fournier et Sébastien Molliex (2015)
Commande du festival Art Zimuth.
Les archéographes viennent investir la ville de Biars, pour faire émerger la mémoire, la poésie du village, de son environnement, le traduire en résonnances dansées et sonores. La performance prendra la forme d’un parcours reliant la rivière, ancien centre du bourg, à la gare, située au coeur de la ville nouvelle.

 

Au bout du couloir / Olivia Grandville (2014)
Toute ressemblance ou similitude, d’après Au bout du couloir à droite, d’Aurore Jacob
A l’invitation de Théâtre Ouvert, qui accompagne depuis le début son écriture, Aurore Jacob, jeune auteure, a rencontré Olivia Grandville, chorégraphe et danseuse confirmée, en vue d’une création à partir d’Au bout du couloir à droite.
Cette pièce est la première de l’auteure présentée à un public et publiée dans la collection Tapuscrit de Théâtre Ouvert : Elle argumente, elle proteste, elle négocie, elle flatte, elle séduit, elle craque, elle hurle, elle explose, elle accepte, elle se soumet, elle se punit… On ne saura rien de cette femme, de la guerre qu’elle traverse, du pouvoir qui la broie, juste qu’elle connaît le pli de l’obéissance. Je me suis souvent demandé à quelle activité de survie pouvait se livrer un corps à l’isolement ? Qui plus est celui-là, le corps d’une danseuse ? Peut-être ici, c’est la dépense folle de la langue qui travaille, le halètement du souffle qui s’épuise, la machine mentale à plein régime, toute cette danse empêchée, qui la tient debout.
Olivia Grandville affirme depuis toujours dans ses projets son intérêt pour la dimension polysémique de la danse, en particulier les correspondances entre le geste et le verbe. Ainsi notamment dans ses deux récents spectacles : Le Cabaret discrépant qui mêle acteurs et danseurs autour de textes d’Isidore Isou et d’auteurs du mouvement lettriste, L’Invité mystère (précipité) où elle met en scène le roman de Grégoire Bouillier avec le comédien Manuel Vallade.

Conception et interprétation  Olivia Grandville
Création lumière Yves Godin
Création sonore Gwennaëlle Roulleau

Remerciement à Fernanda Barth, Sophie Daull et Sylvain Prunenec

 

l’Oblique haute / Tangible (2013)
Danse in situ – Dans le cadre des Pleins feux d’Ivry-sur-Seine
En écho à l’œuvre monumentale de Jean Clareboudt, place de l’Orme au chat à Ivry sur Seine, la performance cherche à danser cette sculpture qui façonne la place et ce à quoi ouvre ce carrefour, l’école, la piscine, le chantier…
Le poids de la pierre en l’air, la force d’attraction retenue invitent à un changement de perspectives, à les inventer, peut-être même à les inverser …
Chorégraphie : Edwine Fournier
Performance : Sylvie Tiratay
Musique : Gwennaëlle Roulleau

 

Sortie du Chantier / Tangible (2012)
« Sortie du chantier » est une commande de la Briqueterie (centre de danse du Val de Marne) dans la période de son chantier. La cie Tangible forte de sa démarche in situ a travaillé sur le lieu et sur son quartier.
Extrait de la scène 2 : sur le trottoir face à la Briqueterie

Extrait de la scène 1 : devant le chantier de la Briqueterie

Extrait de la scène 1 : face à la Briqueterie

Extrait de la scène 7 : dans la cour de l’immeuble

Extrait de la scène 5 : sur la place entre la Briqueterie et les immeubles

 

Chemin des tortues / Tangible (2010)
Ecrit in situ, Chemin des tortues revisite les contextes qui l’accueillent. Dans des espaces quotidiens, il déploie des tableaux de deux vies qui se lient, aux différents âges de la vie. Dans une remontée dans le temps, le spectacle commence par la vieillesse.

Il raconte le chemin de deux vies partagées.

Ou une scène de ménage dans les deux sens du terme. Une machine à laver abandonnée dans une cour a inspiré le jeu avec les vêtements, jeu d’échange. Et ce sont vite leur image et leur rôle qui sont mis en jeu. Dans une énergie qui peut évoquer la scène de ménage.

et dans l’enfance

 

Théâtre :

La récolte / Théâtre de Syldavie (2013)
Texte de Pavel Priajko, traduit du russe (Biélorussie) par Larissa Guillemet et Virginie Symaniec.
Quatre jeunes gens de la ville se retrouvent en hiver dans une pommeraie pour cueillir de la Reinette dorée. Leur maladresse va bientôt transformer tout ce qui, au départ, devait simplement relever de la simple sortie champêtre en un véritable champ de ruines. Au sein de celui-ci vont progressivement se révéler la violence sourde qui sous-tend leurs rapports ainsi que le sentiment de marasme autour duquel s’organise leur vie quotidienne. Une post-Cerisaie apocalyptique.

mise en scène Dominique Dolmieu
assistante Céline Barcq
dramaturgie Daniel Lemahieu
création sonore Gwennaëlle Roulleau
régie Antoine Michaud
avec Nouche Jouglet-Marcus, Barnabé Perrotey, Salomé Richez et Federico Uguccioni

Respire ! / Théâtre de Syldavie (2014)
texte d’Asja Srnec Todorović
traduit du croate par Mireille Robin, avec le soutien de Troisième bureau
et publié aux éditions l’Espace d’un instant, avec le soutien du Centre national du Livre
lauréat de l’aide à la création dramatique du Centre national du Théatre
Respire ! est une variation en vingt-quatre tableaux où le personnage principal, invisible et omniprésent, est la mort. Elle vacille entre la compassion et le sarcasme devant la peur de l’homme face à sa fin, projetée ou possible. Elle propose une analyse nouvelle d’un monde envahi par l’insécurité intérieure, dans lequel les rites ancestraux inventés par l’homme face à la mort ne fonctionnent plus.
mise en scène Dominique Dolmieu
assistante Céline Barcq, dramaturgie Daniel Lemahieu
lumières Tanguy Gauchet, musique Gwennaëlle Roulleau
avec Nouche Jouglet-Marcus, Aurélie Morel, Christophe Sigognault et Federico Uguccioni
bande annonce
presse

 

Ingrid / ISTS – Avignon (2012)
Un voyage dans la tête d’Ingrid. Personnage aux multiples facettes. Comme la toile, du web ou de l’araignée, Ingrid tisse, zappe, trace, dessine autant de mondes que là où l’embarquent ses émotions. Maladie ou simple extravagance, qu’importe, en une myriade d’émotions, Ingrid nous surprendra.
Au-delà des écritures des membres du groupe, cette création reprend des textes de Fabienne Mounier, Victor Hugo, Sigmund Freud.
Spectacle issu de la formation de régie du spectacle à l’Ists (Avignon)

Mise en scène : Gertie Dambury
Avec et par Bertrand Edet, Cyril Casano, David de Cuenca, Gaëtane Serond, Guillhem Jeanjean, Gwennaëlle Roulleau, Hacene Ouragh, Julien Bene, Julien Faucher, Nicolas Gouelle, Simon Gatehouse, Simon Piroud, Thomas Seivert, Tristan Leroy

 

Sens / Nicolas Goussef (2011)
En premier lieu Sens a été imaginé comme une exposition parcours sur la profusion des directions. La parole philosophique s’est imposée rapidement comme le sujet et l’objet de notre réflexion.

Conception, scénographie, jeu Nicolas Gousseff et Marcela Gomez
Regard extérieur Alexandra Vuillet
Création lumière Manu Robert
Recherche et conseil son Gwennaëlle Roulleau