
Mise en scène Christelle Harbonn
Texte Christelle Harbonn et Karima El Kharraze
Avec Fanny Avram, Jung-Shih Chou, Ahmed Fattat, Aristote Luyindula & Lou Simon
Création objets marionnettiques Lou Simon, Florence Garcia
Musique et son Gwennaëlle Roulleau
Régie son Paulin Bonijoly
Scénographie et régie générale Manu Buttner
Lumière Guillaume Pons
Costumes Lucie Guillemet
Le mauvais esprit est un projet issu d’un cycle de recherches de la compagnie autour des peurs qui traversent le XXIème siècle.
Il s’intéresse aux peurs héritées de l’enfance et aux croyances populaires. Le projet est joué dans les quatre langues maternelles des acteur·ice·s : arabe, français, lingala et mandarin.
La fable : Le monde brandit une nouvelle menace qui ne dit ni son nom ni son objet, assez effrayante pour entraîner une fuite générale. Shih Shih, qui vit dans une maison à l’orée d’une forêt, accueille ses trois amis d’enfance pour une durée indéterminée. Passée la journée des retrouvailles aussi amicales que complexes, la nuit vient réveiller les inconscients et chacun se retrouve face à ses terreurs enfantines. Ensemble, ils tentent de comprendre et de déjouer ce qui les fait trembler.
La pièce puise son inspiration fantastique dans un certain nombre de contes que les autrices s’amusent à tordre et à mixer afin de leur donner une saveur et une étrangeté inédites.
Elles veulent d’une part évoquer sans bravoure la question de nos terreurs et de nos angoisses, mais elles veulent aussi célébrer l’amitié, ce socle amical qui réinvente nos familles, qui les adoucit et qui les pansent.
Pour cette pièce, j’ai travaillé sur l’imperceptible de manière à créer des climats qui suscitent l’inquiétude, j’ai joué à faire sortir des fantômes, sous des formes très diverses, j’ai créé aussi un univers onirique immersif très apaisant qui permet de ne se poser aucune question et de se laisser glisser dans ce qui se présente, et aussi en regard de l’amitié entre les protagonistes et pour évoquer le désir, la vie, la joie d’être ensemble, j’ai créé une musique festive (même si, puisqu’elle traduit ressentis et perceptions altérés, elle dégentera).
Extraits sonores